Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 23:41

linder5.jpg Max Linder fut le roi du cinéma burlesque Français et connu dans le monde entier au début du vingtième siècle. Personnellement, j'ai rencontré ce célèbre "Mousquetaire" cinématographique en 1980 à l'âge de douze ans. Selon mes parents, Il était tard pour veiller devant l'écran mais en baissant le son, j'ai pu voir le superbe montage réalisé par Maud Linder en 1963 : "En compagnie de Max Linder". Mais ce qui m'avait marqué, après la projection de ce film, c'était l'envie de savoir ce qui était arrivé à ce sympathique comique Bordelais dont l'image m'attirait de plus en plus vers une époque totalement révolue. Le 31 octobre 1925, avec sa femme,  Max Linder s'était suicidé pour ne plus "vivre un enfer". Je devais dévorer tout ce que je pouvais trouver au sujet de ce prince du rire des débuts du cinématographe. Il aura fallu que je m'élance seul après le refus de mon éditeur pour écrire en 2003: "Max Linder, du rire au drame" qui sortira en mai 2004. Tant pis, je prenais en charge les frais d'édition pour près de 400 exemplaires. Peu avant l'édition, je faisais parvenir un manuscrit  à Maud Linder à Neuilly qui me raccrochera au nez après avoir déclaré qu'elle refusait de cautionner ce travail. Quelle raison à ce refus? Maud Linder s'est déclaré "seule à faire aboutir ce genre d'ouvrage". Et pas moi, cela va de soi. On revient toujours sur la même cause: je ne suis pas connu! De plus, j'habite en province, je ne suis qu'un modeste correspondant de presse qui doit se contenter de son patelin...Pourtant, tout jeune adolescent, j'avais correspondu avec Maud qui m'avait proposé de me rencontrer sur Paris. Mon rêve aurait pu se réaliser. Car ma passion n'était pas feinte et loin d'être commerciale. Mais les livres sont sortis car j'estimais ne pas offenser la mémoire de Max Linder malgré l'aspect romancé de plusieurs scènes dans ce "roman historique cinématographique".L'hôtel Baltimore à Paris me prenait une centaine d'exemplaires. Ce palace était celui dans lequel Max devait décider d'en finir avec la vie. Quelques mois plus tard, cet hôtel retardait la séance de signatures que nous avions prévue dans un de leurs salons. La direction du Baltimore coupait court d'un coup au début de l'année 2005 à une éventuelle signature et ne voulait plus de livres... Quant à Maud Linder, elle est restée impassible à tous mes courriers y compris à celui que je lui ai envoyé quand son amie et secrétaire, Gabrielle Ducros ,quitta cette terre. Finalement, ce livre s'est bien vendu. La commune de natale de Max Linder, Saint-Loubès,  en a acheté quelques-uns ainsi que le lycée de Libourne. Il me reste une trentaine d'exemplaires de ce livre-hommage dans lequel personne ne peut trouver un marque d'offense envers celui qui a apporté du rire 100 % détente, sans paroles,  insouciant comme cette Belle Epoque qui allait se "fracasser" à partir d'un célèbre mois d'aout...1914. La plus belle des récompenses vient des lecteurs eux-mêmes qui m'ont souvent dit que cette histoire "Max Linder, du rire au drame" mériterait d'être adaptée pour le petit écran. Ce serait bien, car derrière le drame de Linder qui s'appelait l'attirance vers la mort et la fin, on pourrait lui rendre hommage une fois de plus même s'il faut relater une tragédie.

Par Pascal Djemaa
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Commentaires

Un nom prestigieux du cinéma du début du siècle dernier. Tout comme Charlot, son grand ami.
Commentaire n°1 posté par Joe Popeye le 21/10/2007 à 18h42
Merci d'être venu découvrir notre blog. Effectivement, nous sommes très passionnés d'art en général.Cinéaste et graphistes, nous animons le blog régulièrement de nos expériences diverses. Toi aussi tu es un artiste. Bravo pour toutes tes expériences.
Commentaire n°2 posté par nina de zio peppino le 22/10/2007 à 09h42
Et oui, un grand nom. Dans un livre de recueil sur tous les papiers que Guitry a écrit sur le cinéma, il relevait une campagne publicitaire pour le film "le bossu" (pas celui avec Jean Marais ou Daniel Auteuil :p) qui sortait peu après le décès de Max Linder, et leur slogan était le suivant: "savez-vous de quoi est mort Max Linder? Il est mort de regret de ne pas avoir pu aller voir le bossu". Slogan tout à fait scandaleux et de mauvais goût. Assez révoltant...
Commentaire n°3 posté par DECOSTER le 07/11/2007 à 10h17
une question ? je ne voudrais pas paraître "cavalière" mais c'est une habitude chez vous de vous faire "rembarrer" pourtant vous me semblez quelqu'un de très sérieux et sympathique !!! Oui c'est vrai, pas connu !
Commentaire n°4 posté par choupanenette le 12/11/2007 à 15h44
Bonjour ...! bien et merci pour les documents (le Max linder ..terrible !) .. en échange allez sur le mien de blog : http://bargmontre.spaces.live.com (il n'est pas aussi bien rangé que le votre ) n'oubliez pas de lire mon manifeste sur "la planète bleue" merci et à bientôt ...peut ètre ..... cordialement
Commentaire n°5 posté par Fabrice GUICHARD (de romans ) le 06/12/2007 à 10h03
Encore un article tres intéressant ! Il est vrai que dans la premiere tranche des années 80 , la télévision diffusait encore des programmes valables , des films et documentaires qui apportaient quelque chose pour le développement des esprits .
Commentaire n°6 posté par Sandrine le 13/11/2008 à 16h10

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