Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /Oct /2007 22:58

En 1987, un jeune imitateur de province triomphait lors d'un "Coup de pouce" organisé par Patrick Sébastien au Casino de Paris. Ce prince de l'imitation remportait le premier prix et n'allait pas tarder à enchaîner les apparitions sur les plateaux de télévision. Bertrand Rousseau s'était imposé avec une gueule, une présence et un talent jamais teinté de méchanceté. Je le découvrais au Carmen13---Copie.JPG milieu des années 90 et je tombais sous le charme de cet artiste très sensible et cultivé. Pendant plus d'une quinzaine d'années, je ne cessais de me rabâcher que mon seul plaisir serait de le rencontrer au hasard d'un gala dans ma région d'où je ne bougeais pas ou alors lors d'une circonstance exceptionnelle. La rédaction de "Mémoire de Thierry Le Luron" me donnait l'occasion de contacter beaucoup de personnalités dont Bertrand Rousseau, grâce à mon copain, Dominique Dalbret. En octobre 2006, après quelques conversations téléphoniques, je rencontrais Bertrand Rousseau dans son domicile du quatrième arrondissement , en plein centre-ville,  à deux pas de l'Hôtel de Ville où nous sommes allés voir l'expo consacrée à Doisneau. Très vite, le courant est passé et nous avons appris à nous connaître au fil des voyages que je faisais régulièrement à Paris en fin d'année. Un soir, nous rendions chez Jacques Collard, co-auteur de mon livre sur Thierry et dont les bons mots me manquent souvent. Un autre soir, Bertrand m'emmenait dans un Paris by night tel qu'un provincial comme moi se l'imaginait. Comment définir Bertrand? Je ne suis pas parvenu à lui trouver un défaut...Tout ce qui le caractérise revient à dire que c'est un artiste complet dont le manque d'activités dont il souffre est injuste. Je ne connais pas toute son existence mais ce que je sais c'est qu'il a du talent et qu'il serait bien capable de reprendre la scène à l'instar de nombre de ses camarades qu'ils ne l'ont pas quittée. Aujourd'hui, je suis content de voir Bertrand de temps en temps à Paris car, grâce à lui, j'ai progressé d'un énorme bond dans mon existence. J'espère surtout que la voie des planches s'ouvrira de nouveau à lui malgré les fautes et les erreurs commmises dans une existence. On peut tourner la page, non? Alors, il faut redonner une chance à mon ami Bertrand qui la mérite bien.

Par Pascal Djemaa
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 23:41

linder5.jpg Max Linder fut le roi du cinéma burlesque Français et connu dans le monde entier au début du vingtième siècle. Personnellement, j'ai rencontré ce célèbre "Mousquetaire" cinématographique en 1980 à l'âge de douze ans. Selon mes parents, Il était tard pour veiller devant l'écran mais en baissant le son, j'ai pu voir le superbe montage réalisé par Maud Linder en 1963 : "En compagnie de Max Linder". Mais ce qui m'avait marqué, après la projection de ce film, c'était l'envie de savoir ce qui était arrivé à ce sympathique comique Bordelais dont l'image m'attirait de plus en plus vers une époque totalement révolue. Le 31 octobre 1925, avec sa femme,  Max Linder s'était suicidé pour ne plus "vivre un enfer". Je devais dévorer tout ce que je pouvais trouver au sujet de ce prince du rire des débuts du cinématographe. Il aura fallu que je m'élance seul après le refus de mon éditeur pour écrire en 2003: "Max Linder, du rire au drame" qui sortira en mai 2004. Tant pis, je prenais en charge les frais d'édition pour près de 400 exemplaires. Peu avant l'édition, je faisais parvenir un manuscrit  à Maud Linder à Neuilly qui me raccrochera au nez après avoir déclaré qu'elle refusait de cautionner ce travail. Quelle raison à ce refus? Maud Linder s'est déclaré "seule à faire aboutir ce genre d'ouvrage". Et pas moi, cela va de soi. On revient toujours sur la même cause: je ne suis pas connu! De plus, j'habite en province, je ne suis qu'un modeste correspondant de presse qui doit se contenter de son patelin...Pourtant, tout jeune adolescent, j'avais correspondu avec Maud qui m'avait proposé de me rencontrer sur Paris. Mon rêve aurait pu se réaliser. Car ma passion n'était pas feinte et loin d'être commerciale. Mais les livres sont sortis car j'estimais ne pas offenser la mémoire de Max Linder malgré l'aspect romancé de plusieurs scènes dans ce "roman historique cinématographique".L'hôtel Baltimore à Paris me prenait une centaine d'exemplaires. Ce palace était celui dans lequel Max devait décider d'en finir avec la vie. Quelques mois plus tard, cet hôtel retardait la séance de signatures que nous avions prévue dans un de leurs salons. La direction du Baltimore coupait court d'un coup au début de l'année 2005 à une éventuelle signature et ne voulait plus de livres... Quant à Maud Linder, elle est restée impassible à tous mes courriers y compris à celui que je lui ai envoyé quand son amie et secrétaire, Gabrielle Ducros ,quitta cette terre. Finalement, ce livre s'est bien vendu. La commune de natale de Max Linder, Saint-Loubès,  en a acheté quelques-uns ainsi que le lycée de Libourne. Il me reste une trentaine d'exemplaires de ce livre-hommage dans lequel personne ne peut trouver un marque d'offense envers celui qui a apporté du rire 100 % détente, sans paroles,  insouciant comme cette Belle Epoque qui allait se "fracasser" à partir d'un célèbre mois d'aout...1914. La plus belle des récompenses vient des lecteurs eux-mêmes qui m'ont souvent dit que cette histoire "Max Linder, du rire au drame" mériterait d'être adaptée pour le petit écran. Ce serait bien, car derrière le drame de Linder qui s'appelait l'attirance vers la mort et la fin, on pourrait lui rendre hommage une fois de plus même s'il faut relater une tragédie.

Par Pascal Djemaa
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Jeudi 20 septembre 2007 4 20 /09 /Sep /2007 00:20

Cher Jacques,

 

Après plusieurs jours d’hésitation, je me lance et vous adresse cette lettre dans laquelle je tenais à vous faire part de nombreuses pensées affectives « amassées » dans mon esprit de modeste journaliste de province.

 
Tout d’abord, c’est un grand merci que je vous fais parvenir dans ce courrier. Merci pour tout ce que vous nous avez donné et apporté pendant des décennies sur le petit écran. Pour mes parents, comme pour des millions de français, vous êtes le digne représentant du paysage audiovisuel tel que les gens l’adorent : « populaire mais non populeux ». 

file-278415-84290.jpg Pour moi, âgé aujourd’hui de 39 ans, les premiers souvenirs télévisuels m’ont été donnés par vos émissions au cours des années 70-80 : « Taratata », « Musique and Music » « Bon Dimanche » «  Dimanche Martin » et bien entendu l’irremplaçable « Ecole des fans » incluse dans ces fameux Dimanches. Sans oublier ce terrible « Petit Rapporteur » et cette « Lorgnette » que mes parents ne manquaient pas lors des repas dominicaux. Vous m’avez impressionné quand j’avais sept ou huit ans. C’était une autre époque et sans vouloir verser dans une nostalgie bête et larmoyante, permettez-moi de vous le dire : quel professionnalisme sur un plateau de télévision grâce à vous ! La culture générale au service du plus grand nombre sans « écraser » les autres par une quelconque prétention que je n’ai jamais ressentie de votre part contrairement à ce que certains adversaires prétendent souvent.
 
De nombreuses images me reviennent en mémoire dont certaines que j’ai revues sur le Net : vos imitations de Charles Trenet, les mises en boîte à l’adresse de Stéphane Collaro et des journalistes qui vous entouraient dans l’émission « Entrée des artistes », les présentations « chantantes » avec Claude François, les compliments pour les comédiens qui font partie de votre famille et cela se voyait sans réserve à l’écran que vous les aimiez. Vos émissions, ce sont aussi des génériques que je réentends non sans verser quelques larmes parce qu’ils appartiennent à ma jeunesse insouciante mais surtout parce qu’ils ont été composés pour traverser les générations.
 
Merci aussi d’avoir su détecter les talents d’aujourd’hui : Laurent Ruquier, Laurent Gerra et Virginie Lemoine, Julien Courbet…Travailler avec vous n’est pas toujours simple d’après les propos de Danièle Evenou qui m’a parlé de vous l’an dernier avec un délice non dissimulé mais l’important est de collaborer avec vous. Merci d’avoir emmené les enfants chanter sur la scène du Théâtre de l’Empire ou dans « l’espace » pour leur apprendre l’histoire dans le cadre d’une émission programmée sur un temps plus furtif dans vos « Dimanche Martin ».
 
Enfin, merci d’avoir su distraire et faire rire les familles, les jeunes mais aussi ces personnes âgées et ces malades cloués sur des lits qui gagnaient quelques minutes de bien-être et oubliaient leur souffrance en vous regardant tous les dimanches. Personnellement, pour entrer dans la confidence, parfois, vers le milieu des années 80, j’ai versé quelques larmes quand votre Mongolfière remontait à 17 h, ce qui signifiait la fin de notre « Dimanche Martin ». Mais la semaine passait et de nouveau vous reveniez pour taquiner ce pauvre Daniel Patte ou plus récemment à chambrer cette pauvre Claude Sarraute.
 
Il y a quelques mois, je vous avais sollicité pour avoir un témoignage sur Thierry Le Luron, pour mon ouvrage sorti en novembre dernier. Malheureusement, votre entourage m’a répondu que vous n’étiez pas en mesure de donner une suite favorable à ma demande. Ce n’est pas grave…
 
Au revoir l’Artiste, notre Artiste…

Pascal Djemaa
Par Pascal Djemaa
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Mercredi 29 août 2007 3 29 /08 /Août /2007 13:10
Journaliste indépendant, notre ami Péagois partira en mars 2008 couvrir des événements en Irak. 

"Qui ne connaît pas ce dynamique correspondant de presse qui couvre bien souvent, à ses risques et périls, nombre de manifestations locales et autres concours boulistes dans la Drôme des Collines ? Se déplaçant toujours en scooter, il est parfois l'homme qui tombe à pic malgré ses 110 kilos.
POWWOW-143.jpg Mais le voyage qui attend Pascal Djemaa l'an prochain lui permettra de bénéficier d'un changement climatique exceptionnel grâce à cette destination qu'on ne nomme plus : Bagdad. En mars 2008, Pascal s'envolera pour un beau voyage dont le retour n'est pas fixé en raison de la situation actuelle régnant dans ce pays, qualifiée par certains commentateurs de "légèrement explosive". Mais Pascal Djemaa part la tête haute, chapelet et neuroleptiques en poche, sans oublier ses deux appareils photo -avec un stock de pellicules résistantes à la grande chaleur- et muni d'un gilet pare-balles baptisé "peau de mouton" ayant déjà fait ses preuves lors de reportages locaux dans le cadre de l'ouverture de la chasse à Saint-Donat.
Le journaliste Drômois prendra l'avion pour la Jordanie. Après, si notre confrère est encore en état, il prendra le bus qui mène à la capitale Irakienne et qui devra zigzaguer pour éviter les F-16 ou les tirs des hélicoptères Apache sans oublier...les chemins cahoteux qui mènent à cette ville magnifique. Pascal compte bien déjouer le mauvais sort, espérant éviter le pire et ramener ainsi un beau reportage après s'être fondu dans la population. Ce qui ne devrait pas poser de problème quand on sait que notre ami est amateur de Kebab, qu'il parle l'arabe littéraire et qu'il sait imiter Saddam Hussein et l'Ayatollah Khoméiny... Mais Pascal sait prendre aussi l'accent Texan quand il parle l'anglais ou imiter à la perfection John Wayne dans "L'homme qui tua Liberty Valance".
Les rédactions des journaux auxquels il a collaboré lui souhaitent "bon vent" et lui assurent déjà une belle une dans tous les cas de figure... Une messe d'adieu célébrée par l'Abbé Tise est prévue à l'église Notre-Dame de Lourdes, le premier dimanche de mars 2008.
Une dernière fois, venez nombreux accompagner Pascal...".
 
Marcel Kébir, correspondant à Oran.
Journal l'Impartial
Vendredi 1er avril 2005
Par Pascal Djemaa
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